Réponse de Xavier Dugoin …

Suite à la réponse de monsieur Dugoin (en bas de page), François Parolini maire d’Itteville réagit très justement:

29 décembre 2020, 19:29  · Voici la lettre que m’adresse ce jour notre président du Siarce, Xavier Dugoin. Sur le fond nulle information. Mais que dire de la forme ! La colère est mauvaise conseillère. Mauvaise rédactrice, même quand on s’appuie sur son porte-plume de plus de 30 ans…Faut-il vous rappeler, monsieur le président le sens de votre fonction ?Vous avez été élu pour servir les maires et à ce titre vous nous devez des explications sur les dettes qui grèvent Siredom et Siarce. Je ne suis pas un sympathique retraité. Je n’ai pas été élu pour être sympathique et encore moins pour être retraité. En revanche me considérer comme tel en dit long sur la manière dont vous estimez le rôle des élus. Un sourire, quelques politesses et il faudrait accepter l’absence totale d’explication sur votre gestion calamiteuse. Vous me taxez de dédoublement de la personnalité. Je n’ai jamais autant été moi-même. Je tiens toujours la même ligne depuis des mois et vous le savez parfaitement, même quand je vous regarde droit dans les yeux en vous souriant. La duplicité est à chercher ailleurs : dans votre rapport aux élus. Rapport que vous qualifiez vous-même de courtois. Je n’attaque pas la personne, j’attaque la fonction dévoyée et les responsabilités non assumées. Je suis au service de mes concitoyens. Je suis là pour vous demander des comptes, que cela vous plaise ou non.

Rappel: La réponse ci-après de Monsieur Dugoin fait suite à une lettre de monsieur Parolini que vous pouvez lire dans notre article précédent:

Le maire d’Itteville demande la démission de M. Dugoin !!!

François PAROLINI, maire d’Itteville, fraîchement élu sur une liste « alternative citoyenne » a mis fin au règne de M. Spada aux dernières élections municipales.

Aujourd’hui, il a le courage de dénoncer l’endettement catastrophique du SIREDOM laissé par M. Dugoin. Il demande dans un courrier (ci-dessous) la démission de ce dernier de tous ses mandats (SIARCE, conseil communautaire CCVE, adjoint au maire de Mennecy).

Il réclame aussi des comptes à M. Imbert, président de la CCVE, et aux membres de notre intercommunalité en charge de la compétence des déchets.

A lire et à diffuser largement !

Siredom : Xavier Dugoin laisse un trou de 50 millions d’euros à son successeur

A lire dans le parisien aujourd’hui

Olivier Thomas, successeur de Xavier Dugoin à la tête du Syndicat intercommunal pour le recyclage et l’énergie par les déchets et ordures ménagères, a découvert une dette colossale dans les comptes. A la clé, une hausse de taxe…

Quand nous posons la question au conseil communautaire du Val d’Essonne de la dette du Siredom et de ces conséquences pour les habitants de la communauté, Patrick Imbert, président de la CCVE, me répond qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on lit dans la presse … Dans les documents fournis aux élus de la CCVE, la dette n’affiche que la moitié de ce que la presse annonce. Pourquoi?

Dans le même temps, aucun des 54 élus ne réagit, ne pose de questions, c’est l’omerta ! Au conseil, tous les sujets passent sans que personne n’ait rien à dire, il faut le vivre pour le croire ! Seuls deux ou trois élus s’expriment sur un point précis.

Au conseil municipal de Mennecy, c’est pire encore. Tout est voté sans discussion et lorsque l’on s’exprime, cela n’ouvre pas au débat mais à une réponse agressive du maire qui ne vous donne pas le droit de lui répondre!

C’est cette mascarade, cette démocratie de façade qui est responsable du manque de participation aux élections et des votes tournés vers les extrêmes! Créons une démocratie plus participative où l’on implique nos citoyens et où leurs priorités deviennent incontournables!

Depuis trop longtemps, dans notre communauté de communes, ce sont toujours les mêmes élus avec leurs vieilles recettes qui mènent, qui nous desservent et qui nous méprisent. Le temps du changement approche, il faut oser le changement, il est plus que jamais nécessaire.

A lire…

Mauvaise gestion, payons toujours plus !!!

Mauvaise nouvelle. Le Syndicat pour l’Innovation, le Recyclage et l’Energie par les Déchets et Ordures Ménagères (=SIREDOM) est endetté, très endetté. La cour des comptes lui demande le remboursement de ses dettes. Cette dette s’élève à 20,651 millions. Qui va payer ? Nous !

Mardi 8 décembre, le conseil communautaire Val d’Essonne a voté à l’unanimité, sauf notre voix, l’ajout pour 2020 d’une taxe supplémentaire appelée provision annuelle sur la Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères Incitative (=REOMI) de 28,50 €. Elle apparaîtra sur nos factures pour le deuxième semestre 2020 sans distinction de revenus, de production de déchets, de composition de notre foyer, … Injuste … Cette redevance n’est plus incitative mais punitive ! Comprenons bien que sans problèmes financiers cette « taxe d’enfouissement » aurait pu être absorbée autrement.

La seule bonne nouvelle au niveau du SIREDOM, c’est le changement de président qui n’aura même pas été soutenu par ses pairs ! Rappelons qu’il est encore président du SIARCE et que nous payons l’eau plus de 6€/m3 alors que la moyenne nationale est à moins de 4 € !!! Nous payons l’eau plus de 30% plus chère. A Paris, l’eau ne coûte que 3,35€/m3…

Ajoutez à cela des impôts locaux toujours plus lourds et des finances municipales dans le rouge et vous comprendrez l’impact sur votre budget de la famille dirigeante sur Mennecy et ses environs…

La critique aura été constructive !!!

Dans notre article du 11 novembre nous faisions part de la laideur des travaux de mise en sécurité du centre commercial de la Verville (fossés, rochers, blocs en béton, …) entrepris sans aucune concertation. Le maire a donc décidé d’embellir avec des plantations (photos ci-jointes). Comme quoi la critique aura été constructive !!!

Il reste tout de même à retirer les blocs en béton qui n’ont pas lieu d’être puisque des barrières ont été installées. La circulation habituelle pourra alors être rétablie afin de sécuriser davantage la circulation des piétons qui manquent de trottoirs aux entrées du parking. Pour la municipalité, leurs affreux rochers ne pourront être retirés que quand les arbres auront grandi…

On peut aussi se réjouir qu’aux beaux jours ces arbres et plantes cacheront le centre commercial qui devrait être réhabilité par son propriétaire (rappelons que les parkings ont été financés par la mairie). A ce propos, quelques arbres sur le parking aurait embelli le tout et évité une trop grande surface bétonnée synonyme d’îlot de chaleur en été. On lutte contre le réchauffement en ombrageant les zones urbanisées …

Voilà comment Mme Pécresse et Mr Duvovray (président LR du conseil départemental) nous considèrent …

Honte à eux ! Pour qui se prennent-ils?

Pour accéder à la vidéo, cliquez ici !

Climat : le juge donne 3 mois à l’Etat, la desserte Val d’Essonne en contradiction avec la décision de justice ? épisode 3

C’était une décision très attendue, c’est l’affaire du siècle déjà qualifiée d’historique : le 19 novembre, le Conseil d’Etat s’est prononcé pour la première fois sur une affaire portant sur le respect des engagements pris par l’Etat français en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Une décision qualifiée d’historique. Pour la première fois, le Conseil d’Etat s’est prononcé, à la demande de la commune de Grande-Synthe, sur une affaire portant sur le respect des engagements pris par l’Etat en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Celui-ci va devoir démontrer sous trois mois que les objectifs fixés pour 2030 seront atteints.

Pour l’avenir, le Conseil d’Etat donne donc trois mois à l’Etat pour justifier que l’objectif final sera atteint, et démontrer concrètement comment les mesures prises vont le permettre.

Cette décision reconnaît que toutes les communes susceptibles de subir des atteintes lies au réchauffement climatique, et pas uniquement la commune de Grande-Synthe, ont intérêt à agir pour demander à l’Etat de lutter contre le réchauffement climatique quand il ne le fait pas suffisamment. On peut lire dans la décision du Conseil d’Etat que dans la région parisienne, « le phénomène du réchauffement climatique va conduire à une augmentation importante des pics de chaleur constatés sur leur territoire tant dans leur intensité que dans leur durée, ainsi qu’à une augmentation significative des pluies hivernales renforçant le risque de crue d’ampleur et d’inondations subséquentes ».

Cette décision reconnaît donc que toutes les communes sont susceptibles de subir des atteintes liées au réchauffement climatique et ont intérêt à agir pour lutter contre. On sait aujourd’hui que notre région devrait subir une augmentation de 10% de sa pluviométrie tout en ayant moins de jours de pluie. Les pluies hivernales seront donc plus violentes et les risques de crue et d’inondations plus importants.

Par conséquent, nous rappelons notre opposition à tout nouveau projet de construction qui conduise à la consommation d’espaces naturels et agricoles. Nos terres sont parmi les plus fertiles d’Europe et nous aiderons à leur conservation comme à leur conversion en agriculture respectueuse de l’environnement. Les terres bétonnées sont artificialisées à jamais et fragilisent notre indépendance alimentaire.

Il y a nécessité à préserver nos terres agricoles, naturelles et forestières qui captent et stockent 30% du carbone que nous rejetons. Chaque hectare artificialisé est autant de capacité de stockage perdu. Le projet de desserte du Val d’Essonne va à l’encontre des objectifs sur lesquels la France s’est engagée lors de la COP21 en matière de régulation climatique et pour lesquels elle a déjà du retard.

Le plateau menneçois joue un rôle essentiel en matière de régulation hydraulique de la vallée de l’Essonne. A ce jour, alors que les épisodes climatiques exceptionnels se multiplient, on a constaté à plusieurs reprises l’inondation de parcelles agricoles, de sous-sol et de l’autoroute. Bientôt nos habitations ? La poursuite du bétonnage ne fera qu’aggraver ces risques.

L’annonce d’une nouvelle déviation qui traversera le plateau et devrait désengorger le trafic est une fausse bonne idée si l’on construit de chaque côté de ce nouvel axe comme le projet le prévoit.

C’est aujourd’hui plus que jamais l’urgence écologique et climatique qui doit guider les décisions d’aménagement. Ouvrons le débat avec les menneçois : comment envisagent-ils Mennecy dans les années à venir ? Veulent-ils voir notre commune grandir encore et encore ou veulent-ils une commune respectueuse de l’environnement qui prend en compte leur bien-être ?

Lisez nos articles sur la desserte Val d’Essonne:

SCOT et Desserte Val D’Essonne, des projets contradictoires !

Oui à une déviation, non à la desserte Val d’Essonne !

Plan vélo communal

L’enquête sur les « circulations douces » dans la commune de Mennecy, publiée sur la page Facebook municipale le 9 octobre soulève plusieurs réflexions.

Tout d’abord cette enquête était inattendue, pour ceux qui ont suivi l’actualité menneçoise en 2019 et qui ont applaudi à la constitution d’un groupe de travail municipal, avec des citoyens, en vue d’établir un plan vélo sur la ville, digne des attentes de la population… 

Pour rappel, ce groupe de travail mis en place en juin 2019 visait deux objectifs : créer un plan communal de déplacement doux pour permettre aux menneçois de se déplacer sur la commune et mettre en place des interconnections avec les plans de circulations des communes avoisinantes, notamment Evry. Les menneçois qui ont participé à ce groupe de travail n’ont pas eu de retour sur les propositions d’itinéraires prioritaires qu’ils avaient présentées.

La mairie a choisi de faire appel à un bureau d’études afin de traiter les aspects techniques du plan et pour solliciter des subventions, notamment à la région. La volonté présentée par monsieur le maire et madame Prat était de porter un projet « fait par les habitants et pour les habitants » afin de répondre aux besoins des menneçois. Nous apprenons aujourd’hui que les participants au groupe de travail sont invités à une réunion en distanciel le 17 novembre pour une présentation des conclusions de l’étude. Nous nous en réjouissons.

L’enquête sur les circulations douces était assez mal ficelée : beaucoup de questions ne concernaient que les déplacements pour le travail, pas de question direct en lien avec les attentes des retraités, une seule question indirecte sur les trajets scolaires, alors que les collégiens et lycéens sont sans doute les principaux utilisateurs de bicyclettes et de trottinettes sur la commune… Nous regrettons aussi qu’elle soit proposée trop tard dans « Mennecy Actus ». Nous avons reçu le journal de la commune dans notre boite aux lettres le 27 octobre et il fallait répondre à l’enquête avant le 26 ! Nous imaginons volontiers que c’est un problème de délai de parution qui a conduit à cette situation.

Le « développement d’une Culture Vélo », c’est à dire amener le plus grand nombre de citoyens à utiliser régulièrement ce moyen de transport utilitaire et écologique, est un projet ambitieux, mais ne peut se réaliser que si la municipalité est en mesure de présenter au préalable, une offre attractive, concernant des itinéraires sécurisés, ininterrompus et pratiques, reliant les lieux publics importants de la ville, avec des aires de stationnement sécurisés.. 
Une autre condition de la réussite de ce projet est l’information du public, sur les « grands principes » de la cohabitation entre cyclistes et automobilistes, sur la différence à faire entre cyclistes utilitaires, loisirs et sportifs, pour lesquels les voies mixtes vélos/piétons ne conviennent pas. 

Nous resterons vigilants et nous encouragerons la commune à poursuivre dans la voie qu’elle s’est fixée pour développer les mobilités douces sur notre territoire.

Sécurisation des deux parkings du centre commercial de la Verville

A la surprise générale, des travaux de mise en sécurité ont été réalisés par la mairie au niveau du centre commercial de la Verville l’été dernier. Il s’agit de fossés, de merlons, de rochers, de barrières, de bornes en béton de type « légos ».

Officiellement pour limiter les phénomènes de rassemblements de jeunes, de gens du voyage et de rodéos sauvages, cette action aura coûté 77 220€ à notre commune.

Passé le choc de la laideur de cette réalisation, on peut s’interroger à nouveau sur le manque de concertation de la municipalité avec les menneçois. On peut aussi se questionner sur l’utilité des caméras très coûteuses déjà présentes sur le site.

Investir presque 80 000 € pour lutter contre les gens du voyage qui, à notre connaissance ne se sont jamais installés sur ce parking, pour lutter contre un ou deux rodéos sauvages, pour lutter contre la jeunesse menneçoise qui manque de lieux de rassemblement, … était-ce vraiment nécessaire ?

Pourquoi poser des bornes en béton qui bloquent les accès alors que des barrières sont mises en place pour ces mêmes accès ?

Ces dispositions sécuritaires n’ont-elles pas pour effet de faire naître un sentiment d’insécurité qui n’existe pas dans le village Levitt ?

SCOT et Desserte Val D’Essonne, des projets contradictoires ! épisode 2

Les deux textes suivants sont issus du rapport d’activité de la communauté de communes du Val d’Essonne (=CCVE).

Le premier nous explique que la première tranche de la desserte Val d’Essonne a été réalisée sur Ormoy et que la deuxième sur Mennecy va permettre, non pas d’améliorer la circulation, mais de développer l’aménagement des terres agricoles pour nous faire une zone tout aussi laide que la première tranche déjà réalisée sur Ormoy:

Le deuxième texte toujours issu du rapport d’activité de la CCVE nous explique tout le contraire. Le Schéma de COhérence Territoriale (=SCOT) en cours d’élaboration défend, comme nous, l’objectif « zéro artificialisation nette » (voir notre article « contre une déviation?« ).

Dans les images suivantes, on s’aperçoit que la desserte Val d’Essonne ne donne pas la priorité à la déviation de Mennecy mais aux projets d’aménagement qui se feront bien avant que la déviation ne soit faite. On sait que les opérations d’aménagement sur Mennecy vont débuter (tranche 2) mais la déviation (tranche 3) est pour bien plus tard…

La preuve par l’image:

Le rapport d’activité de la CCVE:

Assez de belles paroles, oui à une déviation, non aux projets d’aménagement des terres agricoles !