Rappel: question posée au conseil municipal
« Vous le savez ou vous ne le savez pas, ce type de projet ne dépend pas de la commune mais de l’État puisque c’est l’État qui est amené à en instruire la conformité par rapport à la réglementation, il s’agit ici des services de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) ? Nous n’avons donc pas un certain nombre d’éléments. Être pour ou contre c’est la liberté de chacun et notamment des gens qui peuvent être directement concernés, ce qui est difficilement le cas de notre commune concernant un projet qui est situé à un kilomètre et demi des premières maisons de la ville. On a donc une certaine inodorité si vous me permettez ce néologisme. »
- De quel type de méthanisation s’agit-il?
« Il s’agit d’une méthanisation agricole. Il s’agit de deux agriculteurs qui se sont montés en société et qui exploitent sur leurs parcelles et qui souhaitent exploiter à base d’intrants issus de leurs parcelles comme la réglementation française le fixe à hauteur de 60-65 % et à hauteur de résidus végétaux essentiellement issus d’ailleurs de l’usine Darégal donc on n’est pas ici sur de la méthanisation industrielle. On n’est pas sur des intrants qui serait des boues, des résidus chimiques ou autres… On est sur une méthanisation agricole partant de matériaux bios. »
- A-t-on calculé l’empreinte environnementale globale ? Si oui, quelle est-elle ?
« Je n’ai pas l’intégralité du dossier puisque le dossier est en instruction par les services de l’État. Sur les infos dont j’ai pu disposer, on est sur un projet qui a un impact de moins de 5000 tonnes de CO2 par an dans le cadre de son exploitation c’est-à-dire que si se projet se fait c’est une diminution de 5000 tonnes de CO2 par an entre les cultures, les flux, les intrants chimiques utilisés en moins, … »
- Quel flux de transport est prévu?
« Sur ce qu’on me dit c’est une moyenne de trois camions par jour, ce qui sur une départementale qui compte plus de dix mille véhicules par jour est assez proche des contraintes de ce que j’ai pu entendre ou lire ici et ailleurs. »
- Quel type de tri sera favorisé ?
« Je vous invite à vous tourner vers l’État pour avoir l’ensemble du dossier. »
- Quelle sera la taille de l’unité de méthanisation ?
« Je vous invite à vous tourner vers l’État pour avoir l’ensemble du dossier mais c’est une unité de méthanisation qui est grosso modo sur des tailles identiques à toutes celles qui ont été développées dans les Yvelines, En Essonne ou en Seine Et Marne sur ces dernières années. »
- Question essentielle : la qualité du digestat? Et son épandage: où ? Sur quelles terres? A quelle distance des maisons ? A-t-on pensé aux vents? Aux odeurs? Est-ce déjà négocié avec des agriculteurs ? Lesquels ?
« Le plan d’épandage fait partie du dossier qui est déposé en préfecture par les porteurs du projet, les agriculteurs. En l’espèce, l’intégralité des digestats sont prévus d’être déployés, me semble-t-il sur leurs propres parcelles, et il s’agit d’intrants naturels venant diminuer les intrants chimiques qui sont épandus autrement. »
- Quelle sera la part de cultures énergétiques dédiées?
« Je vous invite à vous retourner vers les services de la DREAL. »
- Quelle sera la part d’utilisation de cultures intermédiaires ? Dans quelle mesure peut-on s’assurer qu’elles seront sans engrais minéral et sans traitement phytosanitaire ?
« La réglementation nationale est de l’ordre de 60 à 65 % et donc elle s’applique. »
9. A quelle hauteur la région finance-t-elle ce projet ?
« La région ne finance pas ce projet. Il est financé sur sa part travaux à hauteur d’un million d’euros par l’ADEME qui comme chacun sait est une agence d’État qui a en charge la transition écologique, la transition énergétique sous toutes ses formes, et donc on peut imaginer que si l’ADEME a pré validé un projet à hauteur d’un million d’euros, on est tout sauf sur un projet écocide ou sur un projet dangereux ou un projet irresponsable. L’ADEME est l’organisme, dans ce pays, de référence énergétique. »
- Le manque d’informations dans la population crée de la suspicion. Y aura-t-il une consultation publique ?
« Là encore, il revient au porteur de projet de communiquer, je pense qu’ils seront amenés à le faire. L’État sera amené à prendre une décision en fonction du dossier qui lui sera présenté.
Voilà ce que je pouvais apporter à vos interrogations ce soir avec encore une fois, j’ai tendance à considérer que quand l’ADEME valide un projet, c’est que c’est un projet sérieux, qui est carré, qui est préparé et lorsque l’on est à 1,5 kilomètre des premières habitations de Mennecy, on n’est pas à moins de 500 mètres.
Dernière chose, sur les deux exploitants agricoles qui portent ce projet, puisque nous sommes sur des exploitants, ce ne sont pas des entreprises, ce n’est pas des industriels qui portent ce projet, l’un des deux habite à deux cents ou trois cents mètres du site du méthaniseur, entre le méthaniseur et les maisons de Fontenay. Donc, sauf à penser qu’on soit sur quelqu’un qui a eu un COVID long et qui ne se soit jamais remis d’une perte d’odorat totale ou à penser qu’on soit sur quelqu’un qui soit absolument suicidaire et qui rêve de voir sa maison rasée dans le cadre d’une explosion du type AZF, on peut imaginer que la personne exploitant le méthaniseur tienne à la sécurité de sa famille et que comme dans 99% des cas de méthanisation, l’exploitant est le premier à avoir intérêt à ce que les choses se passent bien. Voilà ce que je pouvais vous dire, concernant Mennecy, on est sur un sujet qui n’en est pas un. La question de Fontenay qui est située toute proche des premières habitations de ce site de méthanisation, qui est quand même à 800 mètres, peut un petit peu plus se comprendre. En l’espèce, la balle est chez les services de l’État qui le jugeront en droit et en légalité. »




