La mairie a acheté trois commerces qui ne marchaient pas en centre ville. Coût de l’opération: 366 363,85€. Objectif: maintenir et dynamiser le centre ville.
Dans le même temps, la mairie autorise des constructions avec des commerces sur la RD 191. Le risque est de déplacer ainsi le centre ville et que les locaux commerciaux achetés par la commune qui sont moins accessibles ne fonctionnent pas. L’essai de commerce éphémère au début de la rue de Milly a échoué, dommage.
Quel limite donne-t-on à cette politique de rachat ? L’argent public n’est pas là pour soulager les malheureux propriétaires de ces locaux commerciaux. Les tarifs scolaires pour les familles sont parmi les plus chers aux alentours. Peut-être pourrions-nous mieux utiliser le budget municipal pour soulager les familles menneçoises?!
Le budget a été voté au conseil municipal du vendredi 12 avril dernier. Ce fut l’occasion de poser quelques questions au maire adjoint aux finances. Mes questions n’ont eu pour seule réponse: « vous confondez tout », « venez me voir, je vous expliquerai ». Bien pratique…
J’irai donc voir ce monsieur pour qu’il m’explique mais avant cela je vous fais part de mes questions et il pourra aussi en préparer les réponses…
Première question:
Page 16 du Rapport d’Orientation Budgétaire du mois de mars 2024, vous évoquiez une dette de 20 891 869 € or sur la page 2 du compte de gestion vous inscrivez 28 445 280€ pour cette même dette soit 36% de plus. A quoi est dûe cette différence ?
Extrait de laPage 16 du Rapport d’Orientation Budgétaire:
Extrait de la page 2 du compte de gestion:
Deuxième question:
Page 17 du rapport d’orientation budgétaire du mois de mars 2024, il est noté un remboursement du capital des emprunts de 2 890 000€. Finalement le compte administratif annonce un remboursement d’emprunts de 2 779 079,20€ en page 1, chapitre 16. Pourquoi cette différence de 110 920,80€ ?
Extrait de laPage 17 du Rapport d’Orientation Budgétaire:
Extrait de la page 1 du compte administratif:
Troisième question:
L’excédent global de clôture du compte administratif est de 610 011,31€ et ne couvrirait pas les 720 920,80€ d’endettement supplémentaire mais aurait-il pu être affecté à cette fonction afin de réduire le coût de cette dette ? Aurions-nous pu ne pas les emprunter ?
Extrait du compte administratif:
Quatrième question:
Agacé par l’attitude de mon interlocuteur, je n’ai pas posé cette dernière question sur le budget:
Après les 3 500 000€ empruntés en 2023, un emprunt supplémentaire de 3 600 000€ est prévu pour le budget 2024 en page 13. Nous en rembourserons à nouveau une partie et la différence s’ajoutera aux 28 445 280€ écrits dans le compte de gestion. Ainsi, chaque année, la dette de Mennecy augmente. Pourrions-nous envisager un budget à l’équilibre en 2024 en remboursant cet emprunt dans son intégralité?
Extrait du budget primitif 2024:
Conclusion:
Toute question d’un élu mérite réponse polie et respectueuse. N’oublions pas que les élus de l’opposition participent à la démocratie et que les questions sont légitimes et non agressives. Elles peuvent être gênantes ou critiques.
J’ajoute aussi que je n’ai pas reçu d’invitations aux commissions finances depuis un an parce que la mairie me les a envoyées à une adresse qu’elle m’a créée sans m’en avertir. Adresse du type prénom.nom@mennecy.fr. Je ne sais même pas comment consulter ces mails. C’est une erreur qui va être corrigée. Avant cela, je recevais les invitations sur le mail de ma liste et j’étais présent aux commissions. Mes questions y auraient été posées.
Ce problème lié à priori à l’arrivée d’une nouvelle directrice des Finances va être corrigée.
A la fin du conseil, le maire adjoint aux finances m’a dit être disponible tous les matins à son bureau en mairie et pourrait m’y « donner des cours ». Je n’en doute pas. Je suis en vacances alors j’irai.
J’ai rendu visite à monsieur Garro le jeudi suivant à 11h00 mais il était déjà parti. Dommage. Il m’a donc répondu par écrit. Voici son message:
Claude GARRO
25 avr. 2024 11:14
À moi
Bonjour Monsieur Polverelli,
Je n’ai pas reçu votre visite vendredi dernier afin de vous fournir les explications utiles à votre compréhension des documents budgétaires, mais j’ai appris entre-temps que vous aviez posté des commentaires me concernant sur votre blog politique.
J’en ai pris connaissance et je vais donc vous répondre par écrit.
Tout d’abord, dire que vous confondez ou mélangez des éléments qui n’ont rien à voir ce n’est ni une injure, ni une insulte, c’est juste une constatation ! Cela fait quand même 4 ans que vous êtes élu d’où mon étonnement à vous voir confondre comptes de résultats (CA et CG) et budget.
Concernant les 2 779 079€ de remboursement d’emprunt, il s’agit du réalisé de l’année 2023, qui figure donc au CA et au compte de gestion du trésorier ; les 2 8890 000€, c’est le prévisionnel 2024, qui figure au budget primitif !
A la page 15 du ROB (et non à la page 16) figure bien la somme de 20 891 869€, précédée de la mention : dette au 1er janvier 2023 !
Il s’agit de la dette communale propre, hors PPP.
A la page 2 du compte de gestion du trésorier, figure le montant de 21 025 650€, qui correspond au montant de la dette au 31 décembre
L’écart de 7 419 630€ correspond au PPP.
L’excédent global de clôture de l’exercice 2023 est bien de 610 011€
Ce montant est calculé de la façon suivante :
On dégage tout d’abord le résultat d’exécution du budget investissement de l’année écoulée, soit pour 2023 : déficit de 1 168 601€, corrigé du résultat antérieur (+ 338 997€) soit 829 604€
Cette somme comme je l’ai indiqué constitue la première dépense du budget investissement 2024
On dégage également le résultat de fonctionnement, qui s’avère positif de 2 107 915€. Cette somme est reprise en recette d’Investissement du budget 2024
Cela constitue un excédent théorique de : 2 107 915€ – 829 604€ soit : 1 278 311€
La somme de 610 011€ provient de la correction des RAR (1 555 717€ de dépenses et 887 417€ de recettes), soit 668 300€
Toutes ces sommes figurent dans le budget 2024 et les 610 011€ y sont donc bien intégrés et Ils participent au financement de l’investissement.
Concernant l’emprunt qui équilibre le budget, je rappellerai que toutes ces dernières années nous avons remboursé plus ou autant que nous avons emprunté lors des exercices correspondants.
Cette année nous avons un léger delta, dû principalement à notre souhait de ne pas pénaliser les habitants par une augmentation d’impôts en cette période de difficultés économiques pour beaucoup et Il n’est pas anormal d’étaler sur les générations futures la réalisation d’équipements qui perdureront.
Le ratio d’endettement prévisionnel dégagé (3 176 075€) est par ailleurs très favorable.
Enfin, concernant la convocation a la commission des Finances du 3 avril dont vous n’avez pas pris connaissance car ignorant votre adresse mail d’élu, je veillerai à ce que l’administration vous fasse parvenir les éléments d’information relevant de ma compétence à votre adresse politique.
Mais je vous signale que vous n’avez pas manqué d’autre réunion car pour le DOB, il est présenté directement au conseil municipal, et il n’y a pas eu d’autre réunion de la commission en 2023 car peu de sujets financiers y étaient abordés.
Espérant vous avoir utilement renseigné, persuadé que vous aurez l’honnêteté intellectuelle de porter ces précisions à la connaissance de vos lecteurs, et restant à votre disposition je vous adresse mes cordiales salutations.
Alors que les factures flambent on s’aperçoit que d’autres dépenses… Charges de personnel :+58,22 %
Cette très forte hausse est expliquée dans le document distribué aux élus par « l’impact des mesures en faveur du pouvoir d’achat » et par des missions qui concernent le budget principal pour 20260,69 €. C’est un peu court comme explication, on comprend que pour le pouvoir d’achat, on a augmenté le personnel de plus de 50% ?!
De plus, la phrase explicative :
n’est pas claire du tout. Qu’ont-ils fait les 80% restant de leur temps de travail ?
La délibération: Approbation du compte Administratif 2023 du budget Annexe « déchets ménagers », pages 1 et 2:
Le nouveau document du conseil départemental (au bas de notre article) que nous avons pu nous procurer fait peur. Un nouveau tracé apparaît et passe très près des habitations menneçoises! Certes le tracé n’est pas définitif mais il se rapproche et est évoqué dans le projet…
C’est un document officiel voté par le conseil départemental alors à qui faire confiance? Pensez-vous vraiment que ce ne sera l’occasion de bétonner de nouvelles terres agricoles?Pensez-vous vraiment que toutes ces nouvelles constructions n’occasionneront pas une croissance du trafic? Pensez-vous vraiment que tous ces nouveaux entrepôts n’occasionneront pas une croissance du trafic? Pensez-vous vraiment que ce bétonnage sur des terres imperméables n’occasionnera pas d’inondations du plateau menneçois? Pensez-vous vraiment que ce bétonnage de terres agricoles est compatible avec notre lutte contre le dérèglement climatique?
C’est une expertise importante, résultat de deux années de travail, qui le dit : il est possible, en matière de logement, de répondre en même temps aux urgences sociales et aux urgences écologiques. Dans leur rapport présenté mardi 19 mars, la Fondation pour la nature et l’homme et la Fondation Abbé Pierre montrent ainsi que l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) en 2050, instauré par la loi « Climat et résilience » de 2021, est compatible avec la nécessité de construire du logement et de concevoir autrement le bâti existant.
L’impératif est là : on compte plus de 4 millions de mal-logés en France, et la Fondation Abbé Pierre estime que la France a besoin de 400 000 nouveaux logements par an. Mais il faut le rappeler aussi : l’artificialisation des sols est la première cause de l’effondrement de la biodiversité, et elle nous rend plus vulnérables au changement climatique – elle aggrave les risques d’inondation et crée des îlots urbains de chaleur.
À l’inverse, des pistes existent : favoriser l’occupation des logements vacants (3,1 millions, un chiffre en augmentation de 60 % depuis 1990), construire dans les interstices urbains, transformer les friches. C’est à un changement de modèle qu’appellent les deux fondations face à la l’urbanisation galopante. Elles donnent à voir, au passage, ce chiffre éloquent : « La superficie des espaces artificialisés a augmenté de 72 % entre 1982 et 2018 en France métropolitaine tandis que la population n’a crû que de 19 %. »
Et cette bétonisation continue malgré des circonstances atténuantes. C’est ce que montre l’exemple du Pas-de-Calais touché par les inondations, sur lequel s’est penché Manuel Magrez.
Le rapport arrive une semaine après celui, extrêmement fourni, de la Cour des comptes sur l’adaptation au changement climatique. La politique d’urbanisme et de logement y est particulièrement critiquée pour n’avoir pas pris en compte la multiplication et l’intensification des pics de chaleur, et pour manquer de cohérence et d’efficacité.
L’immobilier, font valoir les juges chargés de l’évaluation des politiques publiques, est un angle mort du plan national d’adaptation au changement climatique. Or, outre la lutte contre l’artificialisation des sols, une autre planification reste à mener : celle concernant les fronts de mer menacés par la montée des eaux. Là aussi, un chiffre fait froid dans le dos : moins d’une quinzaine de communes ou groupements de communes ont adopté une stratégie territoriale pour s’adapter au changement de la limite entre terre et mer.
Tel le large recours à la climatisation des logements, la politique du secteur reste dans une logique court-termiste et dans des formes de mal-adaptation, dénonce la Cour des comptes, alors que les risques augmentent. Et il manque toujours une donnée essentielle : l’évaluation des coûts de l’adaptation à ces nouvelles données climatiques.
Le pouvoir actuel va même à contre-courant de ce qu’il faudrait faire et préfère écouter le lobby du BTP, raconte Lucie Delaporte dans sa dernière enquête : la politique de rénovation énergétique, qui a été source de fraudes massives, est en train de revenir plusieurs années en arrière. Le mois dernier, le nouveau ministre du logement, Guillaume Kasbarian, présentait la « simplification » du secteur. Il reprenait la liste de courses des représentants du BTP. »
La ligue pour la protection des oiseaux vient de confirmer nos propos au travers de leur contribution pour la concertation au SDRIF-E (Schéma Directeur de la Région Île-de-France-Environnemental):
cette nouvelle route n’est pas indispensable
impact négatif sur la biodiversité
segmentation des terres agricoles
fragmentation supplémentaire pour la circulation des espèces sauvages
le projet d’élargissement de la ZAC au profit d’une plateforme logistique (Chronopost) met en péril une zone naturelle d’intérêt écologique , faunistique et floristique de type 1 (les mouillères)
Ci-dessous la contribution de la LPO avec le passage sur la Desserte Val d’Essonne en pages 4 et 5.
« La liberté garantie de la femme de recourir au droit à l’interruption volontaire de grossesse [IVG] »
merci à Mélanie Vogel, sénatrice écologiste, qui a déposé en octobre 2022, au sénat, une proposition de loi destinée à constitutionnaliser l’IVG
Pour: David Ros Jocelyne Guidez
Bravo à eux!
Abstention: Laure Darcos Vincent Delahaye Jean-Raymond Hugonet
Pffff
C’est en ces termes que l’IVG vient d’être constitutionnalisé en ce 4 mars 2024, par le Parlement réuni en Congrès à Versailles, à quelques jours de la journée internationale des droits des femmes. Si à la “liberté” garantie, nous aurions préféré un “droit” garanti, le vote d’aujourd’hui constitue néanmoins une avancée historique pour les droits des femmes. Désormais, en France, plus aucune loi, aucun courant anti-choix ne pourra entraver le choix des femmes de disposer de leur propre corps. C’est une victoire pour le mouvement féministe et une défaite pour les opposants aux droits des femmes. Un grand merci à Mélanie Vogel, sénatrice écologiste, qui a déposé en octobre 2022, au sénat, une proposition de loi destinée à constitutionnaliser l’IVG ainsi qu’à l’ensemble des parlementaires écologistes dont aucune voix n’a manqué. C’est une victoire sur l’obscurantisme qui va nourrir les combats des femmes qui voient leur droit à l’avortement mis à mal en Europe et partout dans le monde. Les Écologistes restent solidaires de ces femmes. Le combat continue pour le droit à l’avortement partout !
J’ai reçu un mail qui me reproche de ne pas parler suffisamment du RER D:
« je suis dubitatif quand à votre silence sur le drame de la ligne D du RER. Voilà une catastrophe qui dure depuis bientôt 4 ans et brise totalement la vie de milliers de nos concitoyens. Un vrai crime contre l’Humanité, qui semble vous laissez de marbre. Pourtant, puisqu’il existe dans votre entourage des gens « au courant de tout », ne pas identifier publiquement les responsables politiques économiques et moraux de cette situation totalement INACCEPTABLE . Je sais, certains se régalent avec le merveilleux projet de la ligne S , aventure technologique, idée miraculeuse de la base, opportunité de se mettre en avant, vanité quand tu nous tiens!!! Mais ce projet ne peut se réaliser qu’aux calandres grecques au delà de la fin de vies des innombrables humains qui souffrent le martyr de la situation actuelle. Et puis cette ligne miracle va coûter une fortune. Qui va payer? La SNCF? Non, les contribuables. La seule solution acceptable est la réouverture de la ligne telle qu’elle fonctionnait « avant » , en l’améliorant. Du moins pour le court terme! »
Gérard B.
Les transports publics en Île de France sont gouvernés par une assemblée délibérante d’élus régionaux et départementaux. Ils sont élus jusqu’en 2026. Je n’en fait pas parti. Il ne faut pas se tromper de cible.
Même en désignant des responsables du désastre du RER D, ils resteront élus jusqu’en 2028. Si ce cher Gérard veut se battre contre le désastre du RER D, je lui conseille de mettre en place une pétition, d’organiser une manifestation. Qu’il n’en doute pas, je le soutiendrai à chaque fois que sa cause sera juste! Il peut aussi participer à la troisième session des assises du RER D et s’exprimer. Après les deux premières à Corbeil et Ris, ce sera à Ballancourt.
Alors que la majorité PS-EELV de Jean-Paul Huchon a toujours refusé cette rupture de charge sur la ligne D, Madame Pécresse et sa majorité (dans laquelle on retrouve le maire de Mennecy) ont accepté cette proposition de la SNCF dès leur élection à la région.
La ligne S est vraiment faite comme « avant » avec des trains pour la gare de Lyon en surface, sans arrêt au nord de Juvisy. Ce qui évoluerait, c’est l’attribution des sillons. C’est à dire le partage de l’infrastructure avec les autres utilisateurs. C’est écrit maintenant dans le schéma directeur du RER D et dans le futur schéma directeur de la région.
Seule SNCF refuse d’allouer plus de sillons pour la ligne S, car ce groupe industriel a une stratégie qui n’est plus celle du service public.
Pourquoi la droite au pouvoir à la région n’impose-t-elle pas à la SNCF le retour à la situation d’origine? Quelle est réellement leur volonté? Faire campagne contre eux pour 2028 est une autre des solutions que je propose à ce lecteur! On peut parier que cette majorité mettra la ligne S en marche avant les prochaines élections et qu’ils se vanteront de cette réussite alors que depuis 2019, ils sont responsables de cette situation.
La ligne S, qui met trop de temps à se mettre en place, est une très bonne proposition mais ne suffira pas à régler tous les problèmes du RER D. Il faut trouver des solutions courageuses et innovantes pour désengorger les RER comme l’ajout d’un tramway (ou de bus verts) sur la première voie de toutes les autoroutes allant vers Paris avec des parkings à vélo à chaque entrée et sortie. Il faut trouver des alternatives non polluantes au RER. C’est un défi à relever!
Le groupe VERMILION a demandé en mai 2021 la prolongation de la durée de sa concession, prenant fin cette année, jusqu’en 2040. Il projette, à terme, de redévelopper la concession grâce à 7 nouveaux forages depuis des emplacements de surface existants, et de forer un nouveau puit injecteur, toujours à partir d’une des plates-formes existantes. Cette concession s’étend sous nos pieds sur une superficie de 46 km2 et 12 communes Essonniennes: Ballancourt-sur-Essonne, Baulne, Bouray-sur-Juine, Cerny, Champcueil, Chevannes, D’Huison-Longueville, Guigneville-sur-Essonne, Itteville, La Ferté-Alais, Mondeville et Saint-Vrain. Les belles paroles du gouvernement ne suffisent plus à cacher les autorisations de forage en Aquitaine, d‘extraction de gaz de couche en Moselle… Dans les faits, ce gouvernement ne s‘oppose jamais aux lobbys des hydrocarbures!
Alors que le gouvernement a présenté le volet «énergie» de sa nouvelle stratégie énergie-climat à 2050. On s’interroge sur la volonté des élus de la majorité départementale. Pour atteindre la neutralité carbone, la France doit impérativement se sevrer des énergies fossiles, qui trustent encore 58 % de son mix énergétique (contre 62 % il y a dix ans).
On sait que sur cette concession pour extraire un volume d’hydrocarbure, il faut utiliser jusqu’à neuf fois son volume en eau! Les puits concernés sont d’après toutes les analyses, proches de la fin de vie, et que la quantité résiduelle de pétrole à extraire nécessitera encore plus de quantité d’eau. Protégeons nos ressources en eau!
2 des principaux forages de cette concession se trouvent dans les zones de protection rapprochée de captages d’eaux potables, essentiels pour l’ensemble des habitantes et des habitants de notre Département. Le percement de nouveaux puits pourraient impacter, à terme, les milieux naturels situés sur cette concession, à savoir : la rivière Essonne, la Juine, le Parc Naturel Régional du Gâtinais Français, les Espaces Naturels Sensibles des Marais de l’Essonne, une réserve naturelle et des espaces boisés classés, 13 Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique et une Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux. Protégeons notre environnement !
Rappelons-nous l’incident qui a eu lieu le dimanche 24 mai 2015, suite à la rupture d’une canalisation sur la concession de VERMILION à Vert-le-Grand, et le grand flou qui s’en est suivi. A l’époque, un mélange d’eau chaude et d’hydrocarbures s’est répandu dans un champ de blé et de colza. Qui nous dit que cela ne se reproduira pas dans la Juine ou dans Marais de l’Essonne ?
Vermilion peut avoir différentes motivations pour demander la prolongation de cette concession mais, dans le cas d’Itteville, la rentabilité économique n’en est pas une. La poursuite de l’exploration de nouvelles réserves est une menace pour notre environnement proche mais aussi pour notre planète. Espérer profiter de progrès techniques pour forer à l’horizontal ou espérer un changement de loi pour un retour à la fracturation est en complète opposition avec les objectifs français, européens et même mondiaux.
Préservons-nous de cette absurdité! Comment? Vous en serez informer bientôt! Tenez-vous prêts!
Il est aisé de se faire passer pour un village de petits gaulois et d’affirmer lors de ses vœux que l’on défend les agriculteurs mais qu’en est-il vraiment?
Lorsqu’on projette d’urbaniser les dernières terres agricoles de Mennecy, on ne peut pas réellement dire que l’on soutient les agriculteurs. Le projet de la Desserte Val d’Essonne est une catastrophe pour les agriculteurs qui seront privés de leur outil de travail: leurs terres!
La parcellisation des terres les rendra inutilisables car les parcelles seront trop petites et il sera tellement tentant de les urbaniser…
Regardez Ormoy et Le Coudray-Montceaux et vous y verrez ce que vous ne voulez pas pour Mennecy! Beaucoup sont ceux qui veulent continuer de profiter de leurs balades sur l’aqueduc sans être confrontés à une circulation insupportable car bruyante, dense et polluante!